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Linkedin Copier le lien Le projet est ambitieux. S'emparer d'un fait réel - un crime de guerre commis par des marines américains à Haditha, en Irak en , qui a coûté la mort à 24 civils - pour en cartographier les ramifications, en décoder la genèse, en montrer le déroulement, en envisager les conséquences. Ancien documentariste, le réalisateur britannique Nick Broomfield a construit son film sur un principe d'économie narrative : un récit sobre et enlevé qui échappe, sauf à la toute fin, au didactisme. Ramassé sur une seule journée, il délie un écheveau d'intérêts, de sentiments, de destins individuels qui vont se fracasser les uns contre les autres, sans renoncer à les inscrire dans des chaînes de commandement qui, de part et d'autre, ont attisé les braises du massacre. Dès les premiers plans, on est plongé au coeur d'un conflit qui a pourri, où des soldats américains meurent dans des attentats et sont conditionnés pour voir dans chaque Irakien, homme, femme et même enfant, un terroriste en puissance - et donc pour les tuer sans sourciller. On suit une poignée de jeunes marines, plutôt sympathiques, déroutés par cette guerre qui les a d'abord transformés en combattants acharnés, pour les convertir ensuite en soldats de la reconstruction, et puis, face à la violence persistante, les engager dans une autre forme de combat meurtrier, achevant de les convaincre qu'ils ont été sacrifiés sur l'autel d'une realpolitik absurde et spectaculaire.

Nom:bataille pour haditha
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Linkedin Copier le lien Le projet est ambitieux. S'emparer d'un fait réel - un crime de guerre commis par des marines américains à Haditha, en Irak en , qui a coûté la mort à 24 civils - pour en cartographier les ramifications, en décoder la genèse, en montrer le déroulement, en envisager les conséquences.

Ancien documentariste, le réalisateur britannique Nick Broomfield a construit son film sur un principe d'économie narrative : un récit sobre et enlevé qui échappe, sauf à la toute fin, au didactisme. Ramassé sur une seule journée, il délie un écheveau d'intérêts, de sentiments, de destins individuels qui vont se fracasser les uns contre les autres, sans renoncer à les inscrire dans des chaînes de commandement qui, de part et d'autre, ont attisé les braises du massacre.

Dès les premiers plans, on est plongé au coeur d'un conflit qui a pourri, où des soldats américains meurent dans des attentats et sont conditionnés pour voir dans chaque Irakien, homme, femme et même enfant, un terroriste en puissance - et donc pour les tuer sans sourciller.

On suit une poignée de jeunes marines, plutôt sympathiques, déroutés par cette guerre qui les a d'abord transformés en combattants acharnés, pour les convertir ensuite en soldats de la reconstruction, et puis, face à la violence persistante, les engager dans une autre forme de combat meurtrier, achevant de les convaincre qu'ils ont été sacrifiés sur l'autel d'une realpolitik absurde et spectaculaire.

On découvre un couple d'Irakiens qui parvient encore à s'aimer, attend un enfant, projette de fuir l'Irak pour se construire ailleurs une vie meilleure. On rencontre un jeune homme et son oncle, des commerçants engagés dans la résistance à l'occupant américain. On comprend la manière dont, le chaos aidant, leur action, laïque, est récupérée sans effort par une mouvance islamiste qui a tout à gagner de l'intensification de l'horreur. En quelques scènes prises sur le vif, Broomfield fait ainsi exister un petit archipel de personnages criants de véracité, qui ont tous en partage, quel que soit leur camp, quels que soient leurs actes, un fonds commun d'humanité.

L'attentat va coûter la vie à l'un des leurs, blesser deux autres de leurs camarades, et les catapulter dans une spirale vengeresse aveugle. A l'initiative du caporal Ramirez, et avec l'aval d'une hiérarchie dont le programme se résume à "plus aucun marine ne doit mourir dans ce secteur", le bataillon va d'abord exécuter les passagers d'une voiture qui a eu le tort de se trouver à leur côté au moment de l'explosion, puis décimer un à un les habitants des deux immeubles voisins au prétexte que les poseurs de bombes sont potentiellement parmi eux.

Pendant ce temps, les coupables ont pris la fuite, et assistent effarés au désastre qu'ils ont déclenché. L'auteur n'excuse pas l'acte des soldats, pas plus qu'il ne justifie celui des poseurs de bombes. Il se contente de montrer comment l'anomie conduit à la barbarie, en coupant les êtres de la réalité dans laquelle ils vivent. Battle for Haditha se présente ainsi comme le parfait contrechamp à Dans la vallée d'Elah, de Paul Haggis , qui montrait la manière dont l'expérience irakienne conduisait des vétérans d'Irak, une fois de retour aux Etats-Unis, à commettre des actes inhumains.

En jouant sur l'émotion, Broomfield fait ressentir la nature du désastre humain, et moral, engendré par cette guerre, tout en en offrant un tableau documentaire crédible. On regrette toutefois que ce bel acte politique se termine par une charge de pathos inutile. Isabelle Regnier.

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Avis sur Battle For Haditha

Suivre son activité 47 abonnés Lire ses critiques 3,5 Publiée le 16 octobre Contrairement aux films de guerre sur le conflit de , ceux qui traitèrent de la guerre du Vietnam n'occultèrent pas les bavures des GIs, en en faisant même le moteur du récit, comme dans "Platoon" d'Oliver Stone ou "Outrages" de Brian De Palma. Mais dans ces deux films ainsi que dans la plupart des autres sur le conflit indochinois, les adversaires et les victimes civils n'étaient vus qu'au travers de la vision des soldats américains, un peu comme les mutants de "Je suis une Légende". Peut-être parce qu'il est réalisé par un Britannique, le film de Nick Broomfield choisit une autre approche, celle de nous montrer chronologiquement les évènements du point de vue des trois groupes concernés : l'unité des US Marines, les poseurs de bombe et leurs commanditaires, et les habitants dont le malheur fut d'habiter à côté de là où eut lieu l'embuscade. Le style est celui du documentaire, genre que Broomfield a pratiqué depuis 25 ans : caméra portée, mise au point approximative, grand angle pour réussir à capter les visages dans l'espace réduit d'un Humvee, et même des interviews face à la caméra en ouverure, où les GIs expliquent qu'ils ne savent pas ce qu'ils font ici.

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Massacre de Haditha

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