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Et il s'efforçait plus vainement que jamais non point de se débarrasser d'une glaise glorieuse qui ne le préoccu-pait guère, mais de deviner par quel sortilège il avait été soudain arraché à ses devoirs multiples de chef d'escouade, en plein boyau avancé, devant Verdun.

Il avait reçu l'ordre de gagner Paris au plus vite et, sitôt dans la capitale, de se rendre à son journal : L'Époque. Tout de même, si pressé qu'il fût de connaître la raison de son singulier voyage, le reporter était heureux de marcher un peu, après les longues heures passées dans le train. Depuis le commencement de la guerre, c'était la première fois qu'il revoyait Paris. On était à la mi-septembre.

La journée avait été belle. Le mouvement de la ville, là-dessous, était plein de lumière et de tranquillité… comme avant! D'autres, avant lui, étaient revenus et avaient montré une peine égoïste de revoir la ville dans sa splendeur sereine d'avant-guerre, à quelques kilomètres des tranchées. Ceux-là auraient voulu lui trouver un visage de souffrance en rapport avec leurs inquiétudes à eux, leurs angoisses, leur sacrifice.

Rouletabille, lui, en concevait un singulier orgueil. Eh bien, ça fait plaisir, au moins! Ils ont confiance! On ne le regardait même pas. Et l'on ne regardait pas davantage tous les poilus qui des-cendaient le boulevard de Strasbourg, revenant du front en trimbalant autour d'eux tout un fourbi de guerre tintinnabu-lant ; pas plus que l'on ne prêtait attention à ceux qui remon-taient vers la gare de l'Est, la permission achevée, prêts à aller reprendre leur faction mortelle, derrière laquelle la ville avait retrouvé sa respiration, le rythme puissant et calme de sa vie de reine du monde.

Au coin des grands boulevards, Rouletabille, un instant, s'arrêta, se souvenant des tumultes affreux, des scènes d'apaches qui avaient désolé tout ce coin de Paris, dans les der-niers jours de juillet quand une population énervée croyait voir des espions partout, et que quelques voyous se ruaient à de furieuses mises à sac. Il hâta le pas vers son journal, et bientôt il franchissait le seuil du grand hall de L'Époque.

Ceux que l'âge ou les infirmités avaient retenus dans les salles de rédaction en sortaient pour venir embrasser Rouleta-bille ou lui serrer la main.

On le félicitait. On lui trouvait une mine superbe sous sa carapace de boue. Cependant, un vieux serviteur, à la poitrine toute chamar-rée de médailles, avertissait déjà le jeune homme que le patron le demandait… Le reporter fut introduit tout de suite dans le bureau de la direction. Ce ne fut pas sans une certaine émotion que Rouletabille pénétra dans cette pièce où il allait certainement apprendre la raison, peut-être redoutable, pour laquelle on l'avait fait voyager d'une façon aussi inattendue… Les portes avaient été refermées.

Le patron était seul. Cet homme avait toujours eu pour Rouletabille une grande amitié. Il le considérait un peu comme l'enfant de la maison. À l'ordinaire, quand il le revoyait après une longue absence ou après un reportage sensationnel, il l'accueillait avec de joyeuses paroles. Pourquoi cette longue pression de main? Que signifiait cette sorte de solennité à laquelle Rouletabille n'était pas accoutumé?

Je vous écoute. Non, je ne lui ai encore rien dit! Cromer est arrivé de Londres? Eh bien, qu'est-ce qu'il dit? En attendant… — En attendant, je vais aller prendre un bain! Nous avons besoin de toutes vos forces, Rouletabille, de tout votre courage et de toute votre intelligence!

Mais la voix de son chef avait pris tout à coup une valeur si singulière pour prononcer les dernières paroles qu'il se retourna. De quoi, mon Dieu! Il voulait être seul. Il avait besoin de réfléchir. Enfin, il contenait difficilement sa joie. Depuis le commencement de la guerre, il avait, comme tant d'autres, rempli obscurément son devoir, risqué cent fois sa vie dans une besogne anonyme de défense nationale qui était pleine de grandeur, certes!

Combien de fois n'avait-il pas désiré que l'on fit appel à ses dons d'initiative, d'invention, pour remplir quelque mission ex-ceptionnellement difficile à laquelle il se fût donné de toute son âme, de toute son imagination! Eh bien! On le faisait venir pour sauver Paris! Il dîna dans un discret restaurant des Champs-Élysées, dans l'ombre d'un bosquet, seul avec sa pen-sée et avec son impatience qu'il travaillait à maîtriser.

Il eût voulu montrer aux plus hauts personnages un Rouletabille de marbre que rien ne pouvait émouvoir.

À 10 heures, il franchissait la grille de la place Beauvau. Il était introduit tout de suite dans le bureau du chef de cabinet, où se trouvait déjà le directeur de L'Époque. Un huissier fait passer ces messieurs dans le bureau du ministre. Un haut personnage est là que Rouletabille reconnaît.

Vo-tre directeur nous a dit qu'on pouvait vous demander des choses impossibles. Un troisième haut personnage fait son entrée. C'est à celui-ci que le directeur de L'Époque téléphonait tantôt devant Rouletabille. Ce qu'il raconte est effrayant! Si vous voulez monter, je suis à votre disposition!

Par des escaliers intérieurs, par des corridors dont Roule-tabille connaît bien le labyrinthe, on se rend au cabinet même du chef de la Sûreté générale. Dans le petit vestibule qui précède les bureaux, un homme à figure énergique, face entièrement rasée, type d'Anglo-Saxon, attend debout, les bras croisés, cependant qu'au fond d'un fau-teuil une vieille honorable dame à bonnet noir montre une fi-gure pleine d'angoisse et empreinte d'une tristesse infinie.

Les hauts personnages saluent. L'un d'eux va à l'homme. Elle reste seule dans le vestibule, avec l'huissier qui referme sur les autres la porte du bureau de son chef. Dans le bureau, tous se sont assis. Nous avons désigné avec une discrétion nécessaire les hauts personnages qui sont réunis là par les soins du directeur de la Sûreté générale. Et pour préciser leur individualité, nous userons des termes mêmes dont se servait Rouletabille quand il avait à rappeler dans ses notes le rôle que chacun assuma dans cette mystérieuse séance.

Le second haut personnage, celui-là même qui avait intro-duit Mr Cromer, se distinguait par un énorme binocle à garni-ture d'écaille qui lui mettait deux véritables hublots sur sa face glabre, chaque fois qu'il avait à lire quelque feuille ou qu'il trou-vait intéressant d'étudier les jeux de physionomie de son inter-locuteur. Enfin, le troisième ne cessait de fumer des cigares énormes dont il avait une profusion dans un portefeuille grand comme une petite valise. En entrant, le reporter s'était glissé dans un coin obscur d'où il pouvait tout voir et où il espérait se faire oublier.

Elles sont toutes classées, du reste. On a fini par retrouver la missive de Fulber dans la quantité de celles qui sont mises au rebut comme ayant été écrites par des fous! Ses travaux sur les vertus curatives du radium commençaient à faire sensation quelques mois avant la guerre. Rappelons-nous que, déjà à cette époque, la science officielle traitait Fulber de poète et de rêveur!

Et puisque vous vous sou-venez de la prétention qu'il avait émise, de guérir un jour, avec son radium, tous les maux de l'humanité, jugez de l'étonnement de ces messieurs des inventions en recevant une lettre dans la-quelle le même inventeur affirmait avoir trouvé le moyen de détruire en cinq sec une portion convenable de cette même hu-manité!

Monsieur le…, etc. J'ai l'honneur de vous faire savoir que je suis à même de mettre à la disposition du bureau des inventions les plans d'une machine infernale susceptible de détruire en quelques minutes une ville de l'importance de Berlin, et cela sans sortir de nos frontières.

Veuillez me croire, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur. Que voulez-vous? Ce personnage parlait français avec un accent d'outre-Manche très accentué : Il s'exprimait difficilement mais avec force ; et quand il avait trouvé le terme dont il avait besoin, il le lançait contre son interlocuteur avec une brutalité qui semblait destinée à anéantir toute velléité de discussion ou de contro-verse.

Vos Excellences? Il faut savoâr que Théodore Foulber n'a pas reçou même oune réponse dé rien di toute! Je dis les inventeurs chez vous, ils sont très forts mais toujours regardés comme très fous, yes! I say! Il existe certainement, j'avoue, des établissements de recherches tels Collège de la France et la Muséum, mais en dehors de cela officiel, rienne di toute, No! Et en dehors de Pastor Institute pour biologiques travails, rienne di toute pour autres inventions.

Mais, en Allemagne, existe une institute pour recherches générales, très bien doté de grosse argent et très intéressé par l'empereur, yes! En Amérique, en Angleterre, de très généroux milliardaires ils ont créé des institutes pour recherches!

Et tous vos inventeurs s'en allaient dans la Angleterre ou Amérique. Carrel, Français à l'Institute Rockfeller américain et aussi, ils vont, avant la guerre, enrichir l'Allemagne because les brivets sont garantis par gouvernement allemand, yes! I beg pardon! En France, à Paris, I say : les inventeurs sont comme petits enfants abandonnés sur le chemin de la science! Théodore Foulber m'a écrit cela, et alors moa, j'ai lu sa lettre à mon institute! Et alors il est vénou… et moa j'ai vou en écoutant loui combien cela qu'il disait était sérious et terribeule!

J'ai eu l'occasion de le voir quelques jours avant son départ. Il ne m'a parlé de rien qui pût se rapporter à Fulber… — Il est probable qu'il l'avait déjà oublié! Dans mon affaire à moi, il ne s'agit pas d'un obus, mais d'une torpille. Et d'une torpille qu'aucun canon au monde ne pourrait contenir et qu'aucune charge d'explosif connue ne pourrait envoyer bien loin!

Ma torpille est plus grande que le Titanic! Entendez-vous, je dis plus grande que le Titanic! Elle a trois cents mètres de long. Elle est douée d'une vitesse de quatre cents kilomètres à l'heure! Elle ruine tout, brûle tout, anéantit tout, dans un cer-cle de plusieurs lieues! On ne peut rien contre elle, une fois lan-cée! Rien au monde n'est capable de l'empêcher d'atteindre exactement son but, ni d'éclater à l'heure fixée et à l'endroit fixé!

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